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Antiquité

De Doumé

 

Genre : Poésie & Slam

 

Un hommage envers le plus grand écrivain de l'antiquité : Homère. Sur une prose lyrique en vers libre.

Accessible à tous

Type de fichier : PDF

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Avis des lecteurs (3 avis) :

Lostangel :     

Tour à tour sombres, lumineux, épiques, terrestres, hachés, mélodieux, passés, futurs, présents, ces vers ouvrent une fenêtre sur le rêve. L'homme n'est-il pas fait pour rêver, après tout ?

 

R : Merci Lost, c'est le meilleur compliment qu'on puisse me faire. D'ailleurs je suis toujours un peu dans le rêve : attitude qui a ses avantages, et ses inconvénients... (sourire)

 

Guy le Clerc Johanny :     

Le sujet a été fort bien commenté par Max, de la forme je ne dirai guère que du bien à part quelques alexandrins qui mériteraient d'être améliorés comme l'antépénultième, ailleurs un E à la césure qui fait 13 pieds Bravo dans l'ensemble Guy Leclerc Johanny

 

R : Merci Guy. A bientôt !

 

Max :     

Bonjour Dominique, votre dernier poème (celui que j'ai lu j'entends) était particulièrement intéressant, et votre réponse ne l'était pas moins, en plus d'être enrichissante, alors je dois avouer que j'ai foncé sur ce poème au titre accrocheur (en fait, je suis assez fasciné par l'antiquité - cf. par exemple mon "Le Misanthrope et la Société", que je trouve bien pompeux et lourd, maintenant, et qui mériterait une refonte totale, mais...). Un a priori positif donc, qui est vite tombé en lisant la petite présentation et en voyant l'image. Brad Pitt dans ce gros blockbuster holywoodien, argh, quelle faute de goût ! Et puis sur la présentation : "Un hommage à l'antiquité et son plus grand écrivain : Homère. Une prose lyrique en vers libre." Parler d'Homère ainsi me semble trop simpliste. C'est sujet à caution, disons, puisque l'homme est plus une figure mythique qu'autre chose, à preuve du contraire. L'existence réelle du bon vieil aveugle, auteur de l'Iliade et l'Odyssée n'est pas vraiment assurée, donc prendre des pincettes. Surtout que le présenter comme un "écrivain" est aussi un raccourcit : en tant qu'aède, selon la légende, il s'agirait plutôt d'un conteur (d'où les nombreux traits d'oralité qui parsèment ses deux Poèmes, les redondances/répétition et autres artifices mnémotechniques, comme les fameux épithètes homériques etc.), dépositaire de toute une tradition orale et musicale. Et puis enfin, faire de lui "l'auteur" unique des œuvres suscitées est peut-être prématuré, puisque, dans leurs formes écrites, elles pourraient tout aussi bien être le fruit du travail de plusieurs écrivains. Enfin bref, il n'y a que moi pour me prendre la tête sur une présentation, mais chaque détail compte. Reste que l'a priori positif s'est éclipsé. Ensuite, un peu déçu encore, car en lieu et place "d'hommage à l'antiquité et à Homère", le poème se concentre sur l'affrontement Achille/Hector, avec seulement 2 ou 3 références au Poète incrustées (et mal intégrées) au lance pierre (ce fut mon impression) ici ou là. Pas fan non plus de la construction hachée par des enjambements, rejets et contre-rejets qui cassent le rythme et la fluidité (déjà qu'il n'y a pas franchement de mélodie). D'ailleurs, à cause de ces "coupures", je pense que la forme du poème divisées en quatrain n'est pas optimales, car cela fait vraiment trop de soubresauts. Peut-être une forme concentrée, d'un seul bloc ? Et puis pas de rimes, vers libres... Pas ce que je préfère non plus (j'ai tendance à y voir de la simplicité gratuite, comme chacun sait ici). Pareil, ce dernier quatrain coupé en deux sur le PDF, argh... Du détail, toujours, mais révélateur de l'ensemble, comme d'habitude. Des réserves diverses : le "David des païens" que je n'ai pas bien compris ; le terme rationnel, inadapté et qui s'entrechoque avec le "raisonnable" d'avant ; "étrange" qui sonne bof ; "supplantait", idem ; "amère", trop abrupte à la fin d'un vers lui-même découpé ; la 5ème strophe me semble avoir un soucis dans la ponctuation ; "Branlebas", j'aurais mis un tiret ? ; "casques aux yeux très noirs", on comprend, mais c'est limite littéralement parlant ; la répétition de "demi-dieux" ; la dernière strophe que je n'ai pas comprise... Par contre j'ai beaucoup aimé certains vers (qui m'ont bien plongé dans l'époque) : "Figés, une pièce contée sous un portique" ou "Nourris de chants de guerre qui fourbissent les âmes". Le poème en lui-même est sympathique, bien sûr, mais un peu trop "superficiel" et "simple" à mon goût (mais bon, j'ai bien vu qu'il s'agissait de ce qu'on peut appeler un poème "sans grandes prétentions"). Un hommage, quoi, effectivement. D'ailleurs, je suis proche de ce qui vous inspire, alors je vous lis toujours avec plaisir, jusqu'à présent. Au plaisir, donc.

 

R : Bonjour Max et merci de votre passage. Vous placez la barre haut dans les détails et je reconnais que, déjà, je n'aurais pas du mettre un quatrain à cheval sur deux pages. Par contre j'assume Brad Pitt que je trouve grand acteur, notamment dans des films genre Troie. Le fait que ce film soit hollywoodien n'y change rien... Bon, pour Homère je ne me préoccupe pas de l'origine absolue de ses écrits, mais seulement du style que j'estime extraordinaire malgré les redondances et répétitions dues à l'époque ; la Bible elle-même (pour moi, de la plus grande poésie qui soit --au delà des croyances et des querelles--) use de certaines litanies et répétitions voulues. L'illiade et l'odyssée regorgent d'un style au relief inégalé et inspirant tous les plus grands écrivains jusqu'à aujourd'hui. Mon hommage a négligé, vous avez raison, les autres auteurs et bien d'autres sujets de la période : c'est vrai que je ne me suis attardé dans ce texte que sur le combat d'Achille et d'Hector. Mon accroche dans la présentation fut plus publicitaire qu'honnête ayant voulu avant tout susciter la curiosité de moins intéressés que vous. Mea culpa donc. Qu'est-ce le David des païens ? Une allusion aux combats de l'époque dont la coutume permettait d'envoyer leur champion s'affronter afin d'éviter un bain de sang ; David contre Goliath ou Achille contre Hector et d'autres, le siège de Troie se situant (de source sérieuse) au 13ème siècle avant J-C soit 2 à 300 ans avant le roi David. Achille est païen, David est croyant, tous deux attaquant des géants, des êtres sensés les briser, tous deux victorieux en s'inspirant de valeurs différentes... J'ai haché volontairement la construction du texte avec des enjambements, des rejets, des vers brisés, des quatrains boiteux, comme dans un combat terrestre, analogue et parallèle à un affrontement écrit ou spirituel... Je conçois l'avoir peut-être exagéré, mais je n'ai pas voulu corriger ce que je ressentais. Merci des remarques dont je tiendrai compte après réflexions. De même les répétitions de mots étaient voulues comme pour marteler ce combat entre le corps et l'esprit, résumé dans la dernière strophe. La plupart de mes poèmes reviennent souvent à cette dualité. Pour branle-bas, vous avez raison pour l'orthographe. Oserais-je vous demander votre avis sur mon texte du parrain ? Vos critiques sont un peu dures, mais sensées et stimulantes. A bientôt, j'espère.

 

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