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Zahra et le serment de culpabilité
Hichem
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LES CAGOUILLES
Alain BASTIN
Petite histoire en communauté à la campagne dans les années 70...


Genre : Littérature
Nouvelle ayant reçu le second prix du concours de l'ARACT sur le monde du travail. Bravo David !
Type de fichier : DOC |

Je n'ai pas de souci avec la mort du délégué syndical, c'est improbable mais pas impossible dans une communauté restreinte. Par contre, comme Lou, je bute sur la fin. Un dirigeant cynique comme ton PDG ( au passage, la description que tu en fais m'a beaucoup plu ) n'aurait pas cette réaction, en tous cas pas en premier. D'abord il chercherait à négocier, à trouver un terrain d'entente. Et le délégué aurait certainement accepté un deal rémunérateur parce que la vengeance c'est bien, la vengeance qui rapporte c'est encore mieux. Tu me diras ce que tu en penses. Pour finir, je t'attribue avec grand plaisir la mention spéciale Lost " première phrase ". J'adore ta phrase d'introduction.
R : Tu mets le doigt sur ce que je dis juste avant, Lost. Il s'agissait en effet dans mon esprit d'une communauté restreinte (pas en autarcie, mais tout comme, à l'image de nos campagnes). Pour info, j'ai repensé à certains villages bâtis autour d'usines, du style Geugnon en plus petit avec Ugine (pour ceux qui connaissent). Pour le PDG, il me suffit d'observer un peu ce que j'ai connu, ce que j'ai entendu de certains patrons, entendu parfois de leur bouche. J'ai pris le pire de chacun d'eux, et voilà... loool Ca te rappelle des souvenirs, ou je me trompe ? Pour la négo, tu as raison, c probablement ce qu'il ferait en premier. Si j'avais eu plus de champ dispo, j'aurais surement lancé un dialogue dans le genre et le délégué aurait répondu que ça lui était impossible étant donné l'ampleur de son projet. Et puis, sa réaction première (du PDG) de le menacer et de l'insulter est conforme au personnage. Même perdu, il ne se rabaisse pas et cherche encore à garder le contrôle (qu'il n'a plus, et qu'il ne peut plus avoir de toute manière). Et pour le côté corruption, on va dire que j'ai voulu un idéaliste, un mec qui travaille vraiment pour le collectif, plutôt qu'un délégué qui se laisse acheter par quelques billets. Il aurait perdu son job tout de même au final, puisque l'usine aurait été vendue. ;-) Merci pour la mention "première phrase". C'est souvent la première phrase qui donne envie ou pas de poursuivre, j'y attache beaucoup d'importance (ou du moins, j'essaie d'en écrire une qui "fonctionne")
Lou Marcéou :

Moi, je le trouve trés bien dans le fond ce récit, David. On ne le lache pas avant la chute assez surprenante. Vous nous tenez en haleine jusqu'au bout. Seulement, il y a beaucoup d'invraisemblances, et ceci me dérange un peu. A commencer par ce faux mort, le délégué syndical Roubiret. En admettant - chose plausible - que tout l'entourage complice ait simulé un enterrement, la réapparition du mort présumé va déclencher aussitôt une enquête de police. "Qui a été enterré à la place de Roubiret?" Si l'on ouvre le cercueil vide, ou contenant des cailloux, il va bien falloir s'expliquer? La veuve de Roubiret apportant des fleurs au patron de Clamex, ça aussi c'est tout à fait exraordinaire! c'est le monde à l'envers! De même le suicide, le vrai cette fois du patron de Clamex? Honnêtement, pensez-vous qu'un individu sans scrupules tel que lui,se suiciderait face à un chantage aussi ridicule? Je n'y crois pas du tout. Bon, c'est de la fiction, tout est permis, mais le lecteur est en droit de s'interroger. Amitiés
R : Merci Lou. Attention tout de même aux spoilers dans les avis, c'est pas cool pour ceux qui suivent. ;-) Pour expliquer tout de même... A la base, il s'agit d'un concours avec nombre de caractère imposé. Dans la première version, un peu plus longue, j'avais mieux installé mes personnages et mes lieux (ici, un petit village de campagne, construit autour de cette usine. Chaque membre du patelin a eu au moins un proche qui y travaille, police municipale locale et gendarmerie comprises). Dès lors, moins difficile qu'à Marseille ou Lyon d'y monter de toute pièce un "complot". Rappel, l'enterrement se passe dans un coin désert. Les fleurs de la veuve font partie d'un plan. On peut imaginer que le patron est connu dans ses moindres replis d'âme par les salariés de la boîte. Imbu de sa personne et sur de son autorité, de son charisme, voire de sa séduction, il n'est pas choqué par les actes de la veuve. Quand au suicide, il est plausible suivant ce que risque le patron. D'autant qu'il s'agit d'ouvrir le journal pour trouver bien souvent des motifs de suicide parfois bien plus ridicules dans la réalité. Comme dit plus haut, si j'avais pu mieux installer le personnage, il en aurait été tout autrement. L'idée était bien là... C'est en effet de la fiction où tout est permis. ^_^ Et heureusement, parce que sinon je ne pense pas que Thomas Harris aurait pu sortir sa série des Hannibal, Dan Brown ses aventures ésotériques, Ludlum sa série avec Jason Bourne ou Fleming celle des James Bond. Et pourtant, côté invraisemblances, on en avale des dizaines dans ces oeuvres. (et dans bien d'autres encore). L'une des remarques d'une personne présente dans la salle lors de la lecture m'a conforté dans la crédibilité que l'on peut apporter à cette histoire. Avec une autre, elle avait d'abord cru qu'il s'agissait d'une histoire vraie... Si c'était le cas, c'est moi qui aurait eu des problèmes avec la police... lol Moi aussi, je m'interroge souvent sur ce que je lis, mais je tiens à garder cette part d'imaginaire que l'on a tous eu en héritage dans notre enfance. Je reproche bien assez à la nouvelle génération d'enfants de ne pas l'exploiter, alors qu'ils sont à l'âge de l'innocence (là, je parle en connaissance de cause, il me suffit d'observer les petits camarades d'école de mon p'tit bout).